TESSERACT + INTERVALS + ALLUVIAL | THÉÂTRE BEANFIELD (MONTRÉAL) | 17.10.2023

C’est aujourd’hui que je peux enfin cocher sur ma liste de souhaits un des groupes que je voulais voir et photographier depuis trois ans : TESSERACT. Je suis heureuse. Il y a longtemps que j’ai été aussi excitée d’aller à un show. Le groupe était de retour à Montréal après cinq ans, cette fois-ci en compagnie d’ALLUVIAL et d’INTERVALS. Que dire, sinon que c’était proche de la perfection?

La salle est superbe, c’est la première fois que j’y vais. Elle me fait penser au Capitole de Québec. Mais l’ambiance est toute autre, plus surannée, moins guindée, avec son plancher de bois et ses panneaux lumineux d’une autre époque. Ça me plaît. Et j’ai bien hâte de découvrir les groupes en première partie dans ce cadre.

En bref : ALLUVIAL qui donne en partant le ton de la soirée avec des sonorités très variables, pas évidentes à définir, mais qui sont fondamentalement très metal, et nous prouve qu’ajouter un chanteur (en l’occurrence Kevin Muller) c’est comme ajouter un chef d’orchestre à l’ensemble.

ALLUVIAL
ALLUVIAL
ALLUVIAL
ALLUVIAL

Sur scène, la présence est remarquable, avec Muller s’approchant constamment de la foule (sans toutefois y plonger), Wes Hauch (guitare) contribuant au chant et Tim Walker faisant tourner ses dreads au rythme de sa basse… Même caché derrière son kit de batterie, le nouveau venu Zach Dean n’est pas en reste, à cogner partout, bien concentré.

Les moshpits sont bien sûr commencés, mais se calment un peu avec le quatuor canadien INTERVALS, projet de Aaron Marshall (guitare), un groupe de prog metal technique instrumental.

INTERVALS
INTERVALS
INTERVALS

Je serai honnête, au début ça me plaît bien, mais à la longue c’est répétitif un peu, et je n’arrive pas à distinguer les pièces. Mais l’exécution est sans faille, et je suis impressionnée par l’intensité du batteur Nathan Bulla.

Enfin, même si chacun de ces groupes a son style, ils constituent ensemble une bonne introduction à celui qui s’en vient et qui est certainement le plus attendu, TESSERACT. C’est leur tournée de promotion de leur album le plus récent, War of Being, déjà un grand succès, notamment en raison de la présentation du concept sous forme de jeu vidéo. On a droit à une prestation digne d’un festival, d’une grande scène : une entrée sur scène solennelle, avec Amos Williams en capuche et pieds nus, Jamie Postones derrière sa batterie transparente, Acle Kahney et James Monteith (tous deux aux guitares) un peu en retrait, comme en observation de la foule. Daniel Tompkins fait ensuite son entrée, ses yeux maquillés de noir, l’air sérieux.

TesseracT
TesseracT
TesseracT
TesseracT
TesseracT
TesseracT

La scène est dépouillée, le son est parfait, les éclairages sont superbes, beaucoup de bleu – à ne pas faire subir à une personne épileptique par contre. Les pièces sont bien choisies, la plupart provenant de War of Being, et les autres de tous les albums précédents, mes préférées étant « Natural Disaster » et « Juno ». Les fans sont conquis d’avance, ils chantent haut et fort, j’ai la chair de poule. « King » et « Legion » sont des moments forts, on ne s’en lasse pas. Le temps passe trop vite, c’est déjà le moment du (faux) rappel. Wow, juste wow. Encore ce soir je suis ravie, au point où je me dis que je vais peut-être acheter un forfait VIP la prochaine fois… Car prochaine fois il y aura, oui.

Anecdote : Dans l’esprit multidimensionnel de la soirée, en sortant de Montréal on a été pris dans un « trou de ver » sur un échangeur d’autoroute où il y avait des travaux. On a tourné en rond pas à peu près, on s’est même demandé si on finirait par revenir à Québec…

TEXTE ET PHOTOS : JULIE VOYER | CHICKS ROCK MEDIA

Setlist TesseracT
Natural Disaster
Echoes
Nocturne – Of Mind
Dystopia
King
War of Being
Smile
The Arrow
Legion
The Grey
Juno

[rappel]
Concealing Fate, Part 1: Acceptance
Concealing Fate, Part 2: Deception

+++

Today I can finally check off my wishlist one of the bands I’ve been wanting to see and photograph for the past three years: TESSERACT. I’m very happy. It’s been a long time since I’ve been this excited to go to a concert. The band was back in Montreal after five years, this time with ALLUVIAL and INTERVALS as opening acts. What can I say, except that it was close to perfection?

The venue is superb, it’s my first time there. It makes me think of the Capitole in Québec City. But the ambiance is completely different, more old-fashioned, less stuck up, with its wooden floor and light panels from another era. I like it. And I can’t wait to hear the opening acts in this setting.

In short: ALLUVIAL, the band that right from the start sets the tone for the evening with their highly varied sounds – kind of tricky to define – but fundamentally very metal, and that proved that adding a singer (in this case Kevin Muller) is like adding a conductor to the ensemble. On stage, the presence is remarkable, with Muller constantly approaching the crowd (without diving in), Wes Hauch (guitar) contributing to vocals, and Tim Walker twirling his dreads to the rhythm of his bass… Even hidden behind his drum kit, newcomer Zach Dean is not to be left out, banging away with much focus.

The moshpits begin, of course, but slow down a little with Canadian quartet INTERVALS, Aaron Marshall’s instrumental tech prog metal project. I’ll be honest, I like it at first, but over time it gets a bit repetitive, and I can’t tell the songs?? apart. But the execution is flawless, and I’m impressed by the intensity displayed by drummer Nathan Bulla.

Finally, even if each of these bands has its own style, together they make a good introduction to the next and most eagerly awaited one, TESSERACT. This is their tour in support of their most recent album, War of Being, already a great success, notably because of their concept being presented in the form of a video game. We’re treated to a performance worthy of a festival, of a big stage: a solemn entrance on stage, with Amos Williams under a hoodie and barefoot, Jamie Postones behind his transparent drums, Acle Kahney and James Monteith (both on guitars) discreet in the background, as if observing the crowd. Daniel Tompkins then makes his entrance, with black eyeliner, looking serious. The stage is bare, the sound is perfect, the lighting is superb, with lots of blue – not for the epileptic though. The songs are well chosen, most from War of Being, and others from all the previous albums, my favorites being « Natural Disaster » and « Juno ». The fans are won over in advance, singing along loud and clear, and I get goosebumps. « King » and « Legion » are highlights that you just can’t get enough of. Time flies, and it’s already time for the (pretend) encore. Wow, just wow. I’m so thrilled again tonight that I’m thinking I might buy a VIP package next time… Because yes, there will be a next time.

Anecdote: In the multidimensional spirit of the evening, on our way out of Montreal we got caught in a « wormhole » on a highway interchange where there was roadwork. We went around in circles and wondered if we’d ever make it back to Quebec City…

TEXT AND PHOTOS : JULIE VOYER | CHICKS ROCK MEDIA

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