23/04/2026
SAULE NOIR
INDÉPENDANT
GROUPE : SAULE NOIR
MEMBRES : Mordov (Sam Talbot | voix), Pigruche (Yan Genest | guitare), Vorlagr (Anthony Brousseau | basse), Atheos (Carl Boivin | guitare), Malleator (Alexis Martin | batterie)
PAYS : CANADA (QUÉBEC)
TITRE : ARS MORIENDI (EP)
ÉTIQUETTE : INDÉPENDANT / AUTOPRODUIT
GENRE : BLACK METAL
DATE DE SORTIE : 23.04.2026
Il y a quelque chose de profondément terrifiant et de fascinant qui couve dans le sous-sol underground de Québec. Formé il y a à peine un an, le quintette Saule Noir débarque sans crier gare avec Ars Moriendi, un premier EP qui sonne moins comme un coup d’essai que comme une déclaration de guerre contre la lumière.
Traduit littéralement par « L’art de mourir », l’album ARS MORIENDI, annonce la couleur d’une formule brute résumée par le groupe lui-même : « Douleur, tourment et mort. » Dès les premières secondes, la formation nous plonge dans un blizzard sonore combinant la hargne de la vieille école norvégienne à la mélancolie poignante propre au Métal Noir Québécois.
Le duo de guitaristes Atheos et Pigruche tisse des murs de trémolos cryogéniques, coupés net par des ralentissements lourds et oppressants qui vous écrasent la cage thoracique. Au sommet de ce chaos orchestré, le hurleur Mordov livre une performance vocale absolument possédée. Ses cris de détresse, soutenus par la section rythmique implacable de Vorlagr (basse) et Malleator (batterie), transforment chaque morceau en un rituel cathartique. La production, volontairement brute mais d’une clarté chirurgicale, permet à chaque instrument d’exister sans jamais diluer la noirceur ambiante.
L’AUTOPSIE PISTE PAR PISTE
1. La foudre des Anciens (03:30) : Une entame dévastatrice qui frappe comme un coup de hache dans une porte de crypte. Les trémolos de guitare tombent comme un orage glacé sur l’auditeur, posant immédiatement les bases de leur univers mythique et hostile. Le vocal semble émerger d’un lieu où la lumière n’a jamais existé. Pourtant, malgré toute cette violence, le groupe n’oublie jamais la mélodie. C’est précisément ce qui rend Ars Moriendi aussi captivant.
2. Le sombre Mort d’autrefois (03:11) : Plus lourd et profondément nostalgique. Un mid-tempo rampant où la voix de Mordov crache une détresse historique et poétique.
3. Vengeance de l’âme (03:26) : Un véritable assaut de blast beats. Ce morceau court et haineux capture l’essence même de la violence brute et de la catharsis.
4. Valse macabre (03:16) : Le joyau théâtral de l’EP. Une rythmique ternaire et obsédante qui donne l’impression de danser avec les spectres au milieu des ruines. Et c’est le véritable tour de force de l’EP: sa capacité à maintenir l’équilibre entre agressivité et atmosphère.
5. Le meurtre du Baron des Ombres (04:23) : Déjà entrevu en single au début de l’année, ce titre est une fresque épique. Les changements de rythmes y racontent une véritable tragédie sanglante.
6. Immolation (04:52) : Le bouquet final, et la pièce la plus longue. Un crescendo incendiaire qui consume tout sur son passage et laisse l’auditeur pantois dans les cendres.
LE VERDICT
Alors oui, les puristes noteront que Saule Noir marche sur des sentiers déjà bien balisés par les pointures du genre. Mais la conviction et l’urgence qui se dégagent de ces six compositions balaient instantanément les doutes. Ars Moriendi est une œuvre sombre, théâtrale et hautement addictive. Le black metal a trouvé ses nouveaux princes de la noirceur, et ils viennent de Québec. Une première offrande sombre, concise et remarquablement efficace qui laisse présager de grandes choses pour Saule Noir.
POUR LES FANS DE : Spectral Wound, Forteresse, Monarque.
MARIE EVE DESMEULES | CHICKS ROCK MEDIA
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BAND: SAULE NOIR
MEMBERS: Mordov (Sam Talbot | vocals), Pigruche (Yan Genest | guitar), Vorlagr (Anthony Brousseau | bass), Atheos (Carl Boivin | guitar), Malleator (Alexis Martin | drums)
COUNTRY: CANADA (QUEBEC)
TITLE: ARS MORIENDI (EP)
LABEL: INDEPENDENT / SELF-RELEASED
GENRE: BLACK METAL
RELEASE DATE: 04/23/2026
There is something deeply terrifying and fascinating brewing in the underground scene of Quebec City. Formed just a year ago, the quintet SAULE NOIR bursts onto the scene without warning with Ars Moriendi, a debut EP that sounds less like a trial run and more like a declaration of war against the light.
Literally translated as “The Art of Dying,” the album ARS MORIENDI sets the tone for a raw formula summed up by the band itself: “Pain, torment, and death.” ” From the very first seconds, the band plunges us into a sonic blizzard combining the ferocity of old-school Norwegian black metal with the poignant melancholy characteristic of Quebec black metal.
The guitar duo of Atheos and Pigruche weaves walls of cryogenic tremolos, abruptly cut off by heavy, oppressive slowdowns that crush your ribcage. At the height of this orchestrated chaos, screamer Mordov delivers a vocal performance that is utterly possessed. His cries of distress, backed by the relentless rhythm section of Vorlagr (bass) and Malleator (drums), transform every track into a cathartic ritual. The production, deliberately raw yet with surgical precision, allows each instrument to shine without ever diluting the overall darkness.
TRACK-BY-TRACK REVIEW
1. The Lightning of the Ancients (03:30): A devastating opening that strikes like an axe blow to a crypt door. The guitar tremolos rain down on the listener like an icy storm, immediately laying the groundwork for their mythical and hostile world. The vocals seem to emerge from a place where light has never existed. Yet, despite all this violence, the band never forgets the melody. That is precisely what makes Ars Moriendi so captivating.
2. The Dark Death of Yore (03:11): Heavier and deeply nostalgic. A creeping mid-tempo track where Mordov’s voice spits out historical and poetic despair.
3. Vengeance of the Soul (03:26): A veritable onslaught of blast beats. This short, hate-filled track captures the very essence of raw violence and catharsis.
4. Macabre Waltz (03:16): The standout track on the EP. A haunting, triple-time rhythm that makes you feel like you’re dancing with ghosts amid the ruins. And that’s the EP’s true tour de force: its ability to strike a balance between rawness and atmosphere.
5. The Murder of the Baron of Shadows (04:23): Already previewed as a single earlier this year, this track is an epic fresco. The shifting rhythms tell a truly bloody tragedy.
6. Immolation (04:52): The grand finale, and the longest track. An incendiary crescendo that consumes everything in its path and leaves the listener speechless among the ashes.
THE VERDICT
So yes, purists will note that Saule Noir is treading paths already well-marked by the genre’s heavyweights. But the conviction and urgency that radiate from these six tracks instantly dispel any doubts. *Ars Moriendi* is a dark, theatrical, and highly addictive work. Black metal has found its new princes of darkness, and they hail from Quebec City. A dark, concise, and remarkably effective debut that bodes great things for SAULE NOIR.
FOR FANS OF: Spectral Wound, Forteresse, Monarque.
MARIE EVE DESMEULES | CHICKS ROCK MEDIA